BOLIVIE : La marche autochtone réprimée par la police

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Images du diaporama : El Deber & Los Tiempos, 26-09-2011

Le dimanche 25 septembre 2011, les forces de l’ordre ont violemment dispersé le cortège de la marche des organisations autochtones des Basses Terres et des Hautes Terres
« Pour la défense du Territoire Indigène et Parc National Isiboro Sécure (TIPNIS), des territoires autochtones, la vie, la dignité et les droits des peuples autochtones ». Cette marche, partie de  Trinidad (département du Beni) le 15 août 2011, se dirigeait vers La Paz et mobilisait près de 2000 manifestants. Elle s’oppose au projet de construction d’une route devant traverser le TIPNIS sans consultation préalable des peuples autochtones occupant ce territoire (voir carte) et porte une série de revendications relatives au respect et à l’application des droits internationaux et constitutionnels des peuples autochtones.

La grande majorité des manifestants ont été violentés puis forcés à monter dans des bus les emmenant dans plusieurs localités d’où ils devaient être reconduits dans leurs villages. Solidaires de la cause défendue par les organisations autochtones mobilisées, des habitants de la localité de Rurenabaque ont bloqué l’aéroport pour empêcher le retour forcé des autochtones et les ont libérés. Ces derniers se déclarent choqués et indignés mais déterminés à poursuivre leur action. Le cortège devrait se recomposer au cours des prochains jours et reprendre le chemin de La Paz.

Depuis plus de deux semaines, le cortège autochtone était bloqué à la moitié de son parcours par des barrages montés par les producteurs de feuilles de coca (cocaleros) à la solde du gouvernement d’Evo Morales et des cordons de policiers déployés pour officiellement « éviter un affrontement direct  entre les autochtones mobilisés et les cocaleros ». Au cours de ces deux dernières semaines, la tension s’était considérablement accrue. Le blocage cocalero et policier organisé par le gouvernement, le refus du président Evo Morales de rencontrer sur place les manifestants et les modalités inconstitutionnelles de consultation préalable proposées par le gouvernement sur le projet routier dans le TIPNIS ont constitué les principaux éléments déclencheurs de ces tensions. De nombreuses associations civiles, militantes, des organisations des droits humains, des ONGs, des partis politiques, des intellectuels et une bonne partie de l’opinion publique soutiennent la cause de cette marche. L’intervention policière a soulevé  l’indignation générale, nationale comme internationale.

Ces événements feront prochainement l’objet de commentaires analytiques spécifiques dans la section Commentaires du site web de l’équipe sogip.


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