SEMINAIRE : Images et politiques de l’autochtonie : du terrain à l’internet, Séance du 6 novembre 2012 : “L’Amazonie, enjeux de changements socio-économiques et climatiques. Luttes territoriales et recours aux nouvelles technologies”

Images et politiques de l’autochtonie : du terrain à l’internet –Mardi 6 novembre 2012 de 10h à 17h -amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris.

Séminaire organisé par :  Irène Bellier, directrice de recherche au CNRS (IIAC/LAIOS), Jessica De Largy Healy, postdoctorante, Barbara Glowczewski, directrice de recherche au CNRS  (LAS), Marie Salaün, professeur  à l’Université de Nantes  (IRIS)

Mardi 6 novembre 2012 : L’Amazonie, enjeux de changements socio-économiques et climatiques. Luttes territoriales et recours aux nouvelles technologies

10 h-13 h : À partir de la projection du film Children of the Amazon (72) de la réalisatrice Denise Zmekhol, nous aborderons les questions du changement socio-économique en Amazonie, en relation avec l’exploitation non durable des ressources de la forêt. Le film est l’occasion d’introduire le peuple Surui, de létat de Rondonia au Brésil, et deux figures de la défense de l’Amazonie, Chico Mendes  qui fut assassiné en 1988, et Almir Surui pour qui la défense de la forêt passe aujourdhui par un partenariat technologique avec Google.  Nous évoquerons dans cette matinée la construction de la relation entre droits humains et protection de la diversité, culturelle et biologique.

14 h-17 h :
À partir du film La amazonia en venta : el pueblo awajun y la lucha por preservar su territoria ancestral (35) réalisé par IWGIA avec Ore-Media, Irène Bellier reviendra sur les problèmes posés par les concessions gouvernementales de territoire aux entreprises minières. Ce film court sera l’occasion d’aborder les questions relatives à la place du droit dans les luttes pour la protection de la forêt comme espace de vie, aux échelles locales, nationales et internationales, et de discuter du conflit entre les visions du Buen Vivir et le développement par la croissance.

A partir du film, Sisa Ñampi Frontière de vie, (25), du réalisateur Eriberto Gualinga, du peuple Kichwa-Sarayacu, nous découvrirons le projet de vie de tout un peuple qui, après avoir lutté contre l’industrie pétrolière, et déposé plainte en 2003 devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme,  a vu ses droits reconnus. En Juillet 2012, l’Equateur a été condamné à indemniser le peuple Sarayacu pour ne pas avoir consulté ses membres, et pour les dommages causés par l’activité pétrolière.  Parallèlement à ces luttes, en 2006, les Sarayacu s’engageaient dans la réalisation dune immense frontière végétale de plus de 300 km de long, formée de cercles d’arbres à fleurs, un projet de partage des connaissances avec les prochaines générations qui les verront fleurir, et d’engagement pour la protection de la diversité du Vivant Voir  www.frontieredevie.org

Thématique du séminaire

À la suite des années précédentes, nous proposons un séminaire de master et de recherche sous forme de 4 journées consacrées à l’analyse de films faits par, avec et sur des Aborigènes, des Amérindiens, des Polynésiens ou dautres peuples qui ont participé à l’élaboration de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (ONU, 2007). La dernière décennie a vu une accélération de films sur les situations et luttes autochtones, à caractère ethnographique, documentaire ou fictionnel, dans lesquels des peuples spoliés se dressent comme protagonistes de leur propre histoire. Depuis la création de YouTube et d’autres plateformes de partage, la population civile met en ligne de plus en plus d’images, à la fois messages politiques et divertissement : la Toile offre ainsi un nouvel outil d’appel à des soutiens, des campagnes de mobilisation contre les abus et de visibilité mondiale pour la mise en valeur des cultures et langues autochtones.

Les productions filmiques s’inscrivent dans une réappropriation de leur histoire par les peuples concernés qui explorent la colonisation et les problèmes contemporains tout en mettant en valeur leurs visions critiques, leurs savoirs, leurs patrimoines, leurs spiritualités et diverses formes de créativité. Face à cette prise de parole et de mise en scène, l’anthropologie est mise au défi et agitée de divers débats que nous évoquerons à l’occasion de chaque séance.

Séances suivantes
Mardi 20 novembre 2012 :
Polynésie française, politique, langues et culture
Mardi 11 décembre 2012 :
Cinéma communautaire et Travaux d’étudiant.e.s

Cet article, publié dans Climat/Changements climatiques, Environnement, Ressources naturelles, Territoire, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s