Rio+20 : Rapport de la Coordination Andine des Organisations Autochtones (CAOI)

Sur son site Internet, la  Coordination Andine des Organisations Autochtones (CAOI) propose un bilan sur sa participation à la Conférence de Rio+20.

Le document propose un bref retour sur toutes les conférences internationales tenues au cours de deux dernières décennies sur le thème de la préservation de l’environnement et du développement soutenable et présente les principaux thèmes débattus lors de la Conférence de Rio+20 (chapitre 1) ;

Il dresse la liste des propositions des organisations autochtones et joint en annexe les différentes déclarations relatives à celles-ci (chapitre 2) ;

Il présente les principaux résultats de la Conférence et évalue la considération des propositions autochtones (chapitre 3) ;

Il revient sur les propositions alternatives présentées et débattues lors du Sommet des Peuples et signale dans ce cadre, l’organisation d’une « Conférence Internationale des Peuples Autochtones sur le Développement Soutenable et l’autodétermination » en vue de préparer la Conférence Mondiale des Peuples Autochtones de l’ONU qui se tiendra en septembre 2014.

Dans ce bilan, la CAOI regrette la dimension nationale ou régionale des politiques discutées « qui ignorent le caractère global des problèmes » et ne proposent que des « solutions obsolètes » ainsi que l’absence de garantie de respect des droits humains, en particulier autochtones. Elle se félicite du manque de consensus à l’égard de l’Economie Verte qu’elle réfuse (en particulier le mécanisme REDD et l’instauration d’un marché carbone) qui n’a pu s’imposer comme modèle consensuel de développement. Elle invite la communauté internationale à considérer « les mesures nécessaires pour parvenir à une harmonie avec la Terre-Mère et à l’adoption d’un nouveau paradigme de civilisation basé sur le Bien Vivre ».

La CAOI rappelle ainsi ses principales demandes formulées dans le Document « L’avenir que nous voulons » (El Futuro que Queremos) et présentées lors de la Conférence de Rio+20 :

  • La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones devrait être considérée comme le minimum standard et le cadre basique pour le développement soutenable.
  • Le principe de Consentement préalable, libre et informé est la norme qui doit s’appliquer dans tout processus de développement qui concerne ou affecte les peuples autochtones.
  • L’inclusion dans le document final de Rio+20 et les réflexions internationales de l’idée de culture comme quatrième pilier du développement soutenable.
  • Le respect et la sauvegarde des droits des peuples autochtones sur leurs terres, territoires et ressources comme une condition requise préalable pour atteindre le développement soutenable
  • La reconnaissance de la contribution cruciale et spécifique des connaissances traditionnelles et de la diversité des économies locales dans la recherche de solutions d’éradication de la pauvreté, de mise en œuvre du développement soutenable et comme pierre angulaire des économies vertes.

Pour consulter le Rapport [ESP], cliquer ici.

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