Parution d’un numéro de Genèses consacré aux « Outre-mers indigènes »

Référence : Stéphanie Guyon et Benoît Trépied (dirs.), Dossier « Outre-mers indigènes », Genèses, N° 91, juin 2013 : http://www.cairn.info/revue-geneses-2013-2.htm

Ce dossier a p9782701177243our vocation de mettre en lumière la situation particulière des anciens indigènes colonisés devenus citoyens et restés sous souveraineté française jusqu’à aujourd’hui. Sont concernés, concrètement, les Mahorais de Mayotte, les Amérindiens de Guyane, les Kanak de Nouvelle- Calédonie, les Océaniens de Polynésie française et ceux de Wallis-et-Futuna, tous localisés dans les collectivités d’outre-mer. Ce point aveugle des discussions françaises sur l’héritage colonial mérite d’autant plus d’être éclairé que des demandes explicites en matière de décolonisation ont actuellement cours dans trois de ces territoires. Depuis trente ans, les mouvements kanak, amérindien et ma’ohi (Polynésie) émettent en effet des revendications face à l’État en se présentant comme des « peuples » distincts du peuple français. À ce titre, ils exigent un recouvrement de leur souveraineté politique aliénée par la colonisation, selon l’alternative suivante: soit par l’indépendance statutaire et la création d’un État-nation distinct de la France ; soit par l’obtention de droits collectifs spéciaux en tant que « peuples autochtones » à l’intérieur de la République. (extrait de l’introduction du dossier)

 Sommaire : Dossier Outre-mers indigènes

Introduction-Benoît Trépied et Stéphanie Guyon

La décolonisation sans l’indépendance ? Sortir du colonial en Nouvelle-Calédonie (1946-1975)-Benoît Trépied

Citoyens indigènes et sujets électeurs. Statut, race et politique dans les Etablissements français de l’Océanie (1880-1945) – Anne-Christine Trémon

Des « Primitifs » aux « Autochtones ». Savoirs ethnologiques et politiques publiques en Guyane de 1946 à nos jours- Stéphanie Guyon

Cet article appréhende les liens entre l’ethnologie et la gestion étatique des populations qu’elle étudie en Guyane de 1946 à nos jours. Dans une perspective socio-historique, il étudie la genèse des modes de catégorisations de ces différents groupes – de « populations primitives » à « peuples autochtones » – et des dispositifs publics dédiés à ces groupes. Il met en évidence la transformation des figures de l’ethnologue engagé dans l’action publique : d’abord fonctionnaires chargés de la protection des « primitifs », puis soutiens militants de la cause autochtone et enfin experts.

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