Parution des Cahiers d’Anthropologie du droit 2013-2014 : « Cultures juridiques en quête de dialogue »

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L’ouvrage « Cultures juridiques en quête de dialogue-CAD 2013/2014 » dirigé par Gilda Nicolau et Fabrice Hourquebie paru récemment, propose notamment un compte-rendu de lecture du livre collectif « Peuples autochtones dans le monde : les enjeux de la reconnaissance » publié dans le cadre du programme SOGIP.

 

PRESENTATION DE L’EDITEUR

La difficulté de l’État à générer tant une légitimité forte qu’une effectivité du droit produit par ses institutions repose sur deux constats issus de la recherche conduite par les spécialistes des sciences humaines et sociales ainsi que par les juristes. Le premier est que les cultures juridiques, c’est-à dire les manières de vivre et de penser le droit, sont encore aujourd’hui tout aussi diversifiées que les cultures elles-mêmes ; le second est qu’il existe un risque d’ineffectivité du droit commun, lié à la nature changeante des attentes et des conflits sociaux et des crises politiques récurrentes.

Ces bouleversements sont de nature non seulement à fragiliser l’État mais dans le même temps à déposséder les populations, dès lors que les institutions politico-juridiques prétendent imposer une culture juridique hégémonique ou une figure de la juridicité qui fait l’impasse sur les représentations, les réalités et les attentes de ceux qui sont les acteurs légitimes du vivre-ensemble. La légitimité de l’État de droit dépendrait alors de sa capacité à générer des scènes de dialogue, aptes à articuler les attentes contemporaines de droit tout en affrontant paradoxes et contradictions.

Cette publication sous la direction de Gilda Nicolau (Université Paris 1) et de Fabrice Hourquebie (Université de Bordeaux) est le premier résultat d’un travail de recherche en droit comparé mené par des jeunes chercheurs de l’Université de Bordeaux (CERCCLE) et du Laboratoire d’anthropologie juridique de Paris 1 (LAJP-UMR de droit comparé) dans le cadre d’un projet de recherche international soutenu par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) : Nouvelles figures de l’État de droit et légitimation du droit par le dialogue des cultures juridiques.

AU FONDEMENT DU PROJET : L’ARTICULATION DES DROITS.

Polysémie et pluralisme juridique l’exemple de la propriété. Promouvoir la diversité des cultures juridiques.

ACCES AU FONCIER ET CIRCULATION DES SAVOIRS.

Jalons d’une rencontre entre les cultures juridiques kanak et de droit commun autour des aires marines protégées de Hienghène. Recherche-action en Cévennes. La gestion du pluralisme juridique en matière foncière en Afrique de l’Ouest : entre négation et reconnaissance des droits coutumiers.

DIALOGUES DES INSTITUTIONS DE JUSTICE.

La gestion du pluralisme juridique pour les juridictions traditionnelles au Cameroun francophone : réelle coordination ou subordination déguisée ?. le collège des sages au Burkina Faso. Initiation au pluralisme juridique à travers l’étude des Bashingantahe

 Source : Karthala

 

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Mexique : La construction d’un aéroport est suspendue en raison de la violation des droits des peuples autochtones

Une sentence émise par un juge de district a dicté la suspension définitive de la construction de l’aéroport régional de Creel, dans la municipalité de Sierra Tarahumara. Ce jugement, en faveur de la communauté Raramuri de Bosques San Elias Repechique, se fonde sur le deuxième article de la Constitution mexicaine, et les pactes et protocoles internationaux sur les droits des peuples autochtones. Elle reconnaît comme autochtone la communauté de Bosques San Elias Repechique, en mentionnant un statut différent à ceux utilisés par la Loi agraire: « ejidatarios » ou « comuneros« . Cette décision reconnaît également comme demandeurs légitimes au procès, les deux gouverneurs nommés par la communauté, afin de défendre leurs droits collectifs.

Lire davantage (en espagnol): http://www.jornada.unam.mx/2014/12/05/opinion/028a1pol

Construcción de aeropuerto suspendida debido a violación de los derechos de los pueblos indígenas

La sentencia emitida por un juez de distrito emitió un amparo otorgando la suspensión definitiva de la construcción del aeropuerto regional de Creel, en la Sierra Tarahumara. Dicha sentencia, a favor de la comunidad rarámuri de Bosques San Elías Repechique, se funda en el artículo segundo constitucional, y en los pactos y protocolos internacionales relativos a los derechos de los pueblos indigenas. La sentencia reconoce a la comunidad indígena Bosques de San Elías Repechique y a los dos gobernadores nombrados por ella como sus representantes legítimos para actuar en este juicio de defensa de sus derechos fundamentales colectivos. Además, la reconoce como comunidad indígena, no como ejidatarios y comuneros según la Ley Agraria.

Leer más (en español): http://www.jornada.unam.mx/2014/12/05/opinion/028a1pol

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Article : « Ecuador indigenous leader found dead days before planned Lima protest »

Le journal anglais The Guardian vient de publier un article intitulé « Ecuador indigenous leader found dead days before planned Lima protest » consacré à la mort de José Isidro Tendetza Antúnun, un leader autochtone d’Equateur qui était opposé à un projet de mine important.

The body of an indigenous leader who was opposed to a major mining project in Ecuador has been found bound and buried, days before he planned to take his campaign to climate talks in Lima.

The killing highlights the violence and harassment facing environmental activists in Ecuador, following the confiscation last week of a bus carrying climate campaigners who planned to denounce president Rafael Correa at the United Nations conference.

The victim, José Isidro Tendetza Antún, a former vice-president of the Shuar Federation of Zamora, had been missing since 28 November, when he was last seen on his way to a meeting of protesters against the Mirador copper and gold mine. After a tip-off on Tuesday, his son Jorge unearthed the body from a grave marked “no name”. The arms and legs were trussed by a blue rope.

Other members of the community said Tendetza had been offered bribes and his crops were burned in an attempt to drive him from the area.

Domingo Ankuash, a Shuar leader, said there were signs Tendetza had been tortured, but the full facts had yet to come to light. He said the family were extremely unhappy with the investigation and what they said was the reluctance of the authorities to conduct a timely autopsy.

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High Level Plenary Meeting of the UN General Assembly, the World Conference on Indigenous Peoples (22–23 September 2014)

On 22 and 23 September 2014 the United Nations General Assembly (GA) held the first ever High Level Plenary Meeting devoted to Indigenous Peoples (IP), known as the World Conference on Indigenous Peoples (HLPM/WCIP). From the mid-1990s onwards, calls had been made for the organisation of a world conference on Indigenous Peoples by IP representatives, the UN Working Group on Indigenous Populations, and the UN Permanent Forum on Indigenous Issues, particularly in connection to the conclusion of the first International Decade of the World’s Indigenous Peoples. However, the decision to organise a high level plenary meeting, to be known as the World Conference on Indigenous Peoples, in the final year of the second International Decade of the World’s Indigenous Peoples was a unilateral decision taken in 2010 by UN Member States (see here, here and here), without prior consultation with IP.

Nevertheless, through their sustained engagement and largely united strategy, IP representatives at the international level succeeded in ensuring an unprecedented level of IP participation in the preparatory process for the HLPM/WCIP, as well as during the meeting itself, setting an important precedent. This participation included notably:

  • The work undertaken by John Henriksen (Sami, Norway) as the Indigenous co-facilitator, chosen by IP and designated by the President of the GA (PGA), Nassir Abdulaziz Al-Nasser (Qatar), in April 2012 alongside a state co-facilitator, Luis Alfonso de Alba (Permanent Representative of Mexico), in conducting consultations and negotiations in relation to the modalities of organising the HLPM/WCIP (work which led to the adoption by the GA of the ‘Modalities Resolution’ in September 2012);
  • The work undertaken by Les Malezer (Gubbi Gubbi–Butchulla, Australia) and Mirna Cunningham (Miskita, Nicaragua) as the two Indigenous advisers chosen by IP and designated by the PGA, John W. Ashe (Antigua and Barbuda), in mid-2014 to work alongside the PGA, his designate, Crispin Gregoire (formerly Permanent Representative of the Commonwealth of Dominica), and two state advisers, Eduardo Ulibarri (Permanent Representative of Costa Rica) and Andrej Logar (Permanent Representative of Slovenia), who was subsequently replaced by Marjon Kamara (Permanent Representative of Liberia), in conducting informal consultations and negotiations and drafting the ‘concise and action-oriented’ HLPM/WCIP outcome document;
  • The comparatively high level of consultation with IP representatives alongside State representatives during the UN’s official preparatory process, particularly through the informal interactive hearing and the three rounds of informal consultations conducted from June to August 2014 by the PGA, his designate and four advisers, in relation to drafting the HLPM/WCIP outcome document to be adopted as a resolution of the GA (although the final process of negotiation and the adoption itself were intergovernmental activities);
  • During the HLPM itself, in accordance with the Modalities Resolution, IP representatives were given a prominent role alongside Member States and were able to participate extensively in the round table and panel discussion interactive debates.

In advocating for this high level of IP participation throughout the preparatory process for the HLPM/WCIP, IP representatives emphasised that their full and effective participation on an equal footing with States was the minimum standard required by the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (UNDRIP), notably in reference to IP rights to self-determination and to participate in decision-making affecting them. In their view, a HLPM/WCIP without such IP participation would consequently violate recognised IP rights and would lack legitimacy.

The (compromise) decision of the GA to hold a high level plenary meeting rather than a full world conference on Indigenous Peoples meant that significantly less UN and State resources were allocated to preparatory meetings, conferences and processes in the four years leading up to the event. Recognising this, and working proactively to engage with and influence the HLPM/WCIP process, IP representatives at the international level established an Indigenous Global Coordinating Group (GCG) in 2012, with a mandate to coordinate and facilitate regional and global IP preparations and engagement with the process in order to safeguard IP rights and interests and ensure a favourable outcome for IP. The GCG was constituted by two members from each of the seven IP regional caucuses and two ‘thematic’ caucuses (Women and Youth), and was assisted by a permanent Secretariat.

The GCG took a leading role in defining the collective strategy of IP engaging at the international level with the HLPM/WCIP process, including notably the adoption of a unified global IP position on the desired outcomes of the meeting, which would form the basis of IP lobbying efforts at the national and international levels. To this end, the GCG played a key role in organising nine regional/caucus IP preparatory meetings between October 2012 and April 2013. Each of these initial meetings produced an outcome document with the regional/caucus priorities for the HLPM/WCIP (1). In turn, these initial meetings and outcome documents fed into a global IP preparatory meeting in June 2013, hosted by the Sami Parliament in Alta, Norway. During this meeting, which united over 600 IP representatives and observers, the Alta Outcome Document (AOD), a global document of IP priorities for the HLPM/WCIP, was drafted and adopted by consensus by all seven regions and the Women and Youth caucuses (see here). The consequently high level legitimacy of the AOD was subsequently stressed by the UN Special Rapporteur on the Rights of Indigenous Peoples, James Anaya, who identified it as ‘an important normative and programmatic instrument and plan of action in its own right’, beyond the HLPM/WCIP and regardless of that meeting’s outcome (2).

From June to September 2014, the AOD informed the work of the two Indigenous advisers in the process of drafting and negotiating the HLPM/WCIP outcome document, as well as the work of the IP lobby team that was based in New York during this period, funded and coordinated by the GCG and composed of one or more IP representatives from each region/caucus (3). The major guiding principle adopted by these key IP actors, who were the primary interlocutors of the international IP movement with UN Member States and the PGA during the negotiation of the HLPM/WCIP outcome document, was to accept nothing falling below the minimum standards established by UNDRIP, a principle articulated clearly in the Preamble of the AOD and subsequently enshrined in operative paragraph (OP) 4 of the HLPM/WCIP outcome document itself. Their second guiding principle was to avoid the reiteration or definition of IP rights, so as to avoid potential restrictive State (re)interpretations, and focus on strong State and UN commitments to implementing UNDRIP and IP rights more broadly at the local, national and international levels. The work of these IP representatives was supported and at times taken up by a group of so-called ‘friendly States’ (4), particularly when IP were formally excluded from participating directly in intergovernmental negotiations and UN processes.

Following from this lengthy and complex period of preparations, the HLPM/WCIP took place at UN Headquarters in New York on 22 and 23 September 2014. As a result of the large numbers of IP representatives, NGOs and others who had registered for the event, an overflow room with a live audio-visual feed was set up for each session of the meeting. The degree of high-level State and UN attendance throughout the HLPM/WCIP, but particularly on its second day, and the overall prominence of the event for the broader public appear to have been negatively impacted by the convening by the UN Secretary General of the Climate Summit at UN Headquarters in New York on 23 September. The Climate Summit and environmental issues and activism (including the hugely successful People’s Climate March) consequently largely overshadowed the HLPM/WCIP, despite their overlapping concerns.

The HLPM/WCIP began on the morning of 22 September with an opening plenary session held in the General Assembly Hall, during which an opening prayer was given by an IP leader from the New York area, Chief Sidd Hill of the Haudenosaunee; high-level UN (including the PGA and the Secretary General), Member State and IP representatives took the floor to give opening remarks; and the final HLPM/WCIP outcome document was formally adopted by the GA.

One of the more notable interventions during this meeting was made by Dalee Sambo Dorough, Chair of the UN Permanent Forum on Indigenous Issues (PFII). In her statement, Sambo Dorough directly addressed what had proven to be one of the major stumbling blocks for negotiations between IPs and some Member States, and between Member States themselves during the HLPM/WCIP process: the international legal status and binding or non-binding character of UNDRIP. Sambo Dorough stressed that the right of all peoples, including IP, to self-determination is a pre-emptory norm of international law, and articulated a strong position on the legally binding nature of key IP rights contained in UNDRIP. She thus affirmed:

even though the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, as a whole, is not an expression of customary international law, some of its key provisions can reasonably be regarded as corresponding to established principles of general international law, therefore implying the existence of equivalent and parallel international obligations to which states are bound to comply with. The relevant areas of Indigenous Peoples’ rights with respect to which the discourse on customary international law arises are: self-determination, the right to self-determination of Indigenous Peoples; autonomy, or self-government; cultural rights and identity; land rights, as well as reparation, redress and remedies.

Moreover, the PFII Chair alluded to the limitations of the HLPM/WCIP process, and stressed that:

In addition to the objectives of the hastily negotiated [HLPM/WCIP] outcome document, with the limited and carefully controlled participation of Indigenous Peoples from across the globe, the pre-emptory norms of international law and customary international law principles remain essential and constant parameters for all future dialogue negotiation and implementation of the individual and collective human rights of Indigenous Peoples.

In conclusion, Sambo Dorough launched the following appeal: ‘Finally, let us ensure that not only are we guided by legal imperatives and international legal obligations, but also by moral imperatives.’

In the afternoon of the 22 September, two parallel round table sessions were held on the themes of ‘UN system action for the implementation of the rights of Indigenous Peoples’ and ‘Implementing the Rights of Indigenous Peoples at the national and local level’. On the afternoon of 23 September, two further parallel sessions were held: one roundtable on the theme of ‘Indigenous Peoples’ lands, territories and resources’ and one panel discussion on ‘Indigenous priorities for the post-2015 sustainable development agenda’. The themes of these four sessions broadly reflected the four themes of the AOD, as demanded by the IP involved in the HLPM/WCIP process. These sessions were each co-chaired by one State and one IP representative, and the invited presenters/panellists also included IP representatives from the various regions/caucuses. The interventions of these speakers were followed by ‘interactive dialogues’, with short, written statements being read by registered participants (IP, State, UN, NGO, academic, and so on) who had previously had their names inscribed on the list of speakers. As in many other UN fora, this artificial ‘dialogue’ was consequently far from interactive, and generally fell well short of concretely progressing any of the issues being addressed, including particularly that of the implementation of the HLPM/WCIP outcome document itself.

The closing plenary meeting was held on the evening of 23 September, with short summaries presented by a co-chair from each round table/panel discussion (available here); general closing statements made by the PGA, the UN Deputy Secretary General, and a representative of IP with a disability; and a closing prayer by Pita Sharples, who is both an Indigenous Maori and a government Minister of Aotearoa/New Zealand.

The HLPM/WCIP outcome document contains 40 OP, dealing with various aspects of the implementation of IP rights at the local, national and international levels. According to some IP representatives who were involved in the process, one of the major achievements of the HLPM/WCIP was precisely the adoption by the GA of such an outcome document focused on the implementation of UNDRIP, given the strength this lends to their contention that UNDRIP articulates legally binding rights and obligations, despite the insistence by various States that, as a declaration of the GA, it is a strictly non-binding, aspirational document.

While the HLPM/WCIP outcome document fell far short of the demands made in the AOD, and had been progressively weakened by numerous States during the negotiation process despite the efforts made by IP representatives and the group of ‘friendly States’, a general consensus appears to have been shared by the IP representatives who attended the HLPM/WCIP that the outcome document was a good result, representing a necessary compromise with States and the best possible outcome IP could have achieved in the contemporary context. This pragmatism and realism in relation to the HLPM/WCIP process and its possible outcomes is informed by a long-term perspective and engagement of IP representatives working in the international arena: by their knowledge of the significant progress that has already been made and a belief in the potential for and necessity of future progress in the recognition, implementation and respect of IP rights, tempered by an awareness of the remaining obstacles to achieving those goals and IP self-determination.

 

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Further information on the HLPM/WCIP, the full programme, videos of the event and relevant documentation can be found on the following websites:

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Notes:

(1) These documents can be downloaded under the ‘Meetings’, ‘Regions & Caucuses’ tabs on the GCG’s website.

(2) This quotation reflects the oral statement made by Anaya during the 6th Session of the Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples, 8–12 July 2013, Geneva.

(3) While the North American IP Caucus officially left the GCG and withdrew from the HLPM/WCIP process in March 2014 (in response to the PGA’s initial decision not to re-appoint an IP co-facilitator on an equal footing with a State co-facilitator for the last phase of the preparations), a number of North American IP groups and representatives remained engaged with the process and were present alongside the GCG and its lobby team for the consultations and negotiations on the outcome document.

(4) This group of ‘friendly States’ in relation to the HLPM/WCIP ultimately comprised: Mexico (which coordinated the group), Argentina, Australia, Bolivia, Brazil, Brazzaville, Colombia, Congo, Denmark, Finland, Guatemala, New Zealand, Nicaragua, Norway, Peru and Spain.

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Parution : « World Heritage Sites and Indigenous Peoples’ Rights »

Nouvelle parution de Forest Peoples Programme, Gundjeihmi Aboriginal Corporation et  International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA) intitulée « World Heritage Sites and Indigenous Peoples’ Rights ». Cet ouvrage, dirigé par Stefan Disko et Helen Tugendhat, propose notamment une contribution de Leslie Cloud, du programme SOGIP, sous la forme d’un article co-écrit avec Erity Teave et intitulé « Rapa Nui National Park, Cultural World Heritage: The Struggle of the Rapa Nui People for their Ancestral Territory and Heritage, for Environmental Protection, and for Cultural Integrity ».

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World Heritage Sites and Indigenous Peoples’ Rights
0698_orldHeritageThis book includes 20 case studies of World Heritage sites from around the world and relevant background articles. The case studies explore and document, from a human rights perspective, indigenous peoples’ experiences with World Heritage sites and with the processes of the World Heritage Convention. They also identify recurring concerns and systemic shortcomings in the implementation of the Convention, as well as opportunities the Convention may provide for indigenous peoples and the defense and promotion of their human rights.

Of the more than 1,000 areas designated as World Heritage sites under UNESCO’s 1972 World Heritage Convention, a large number are fully or partially located within the traditional territories of indigenous peoples and are of great significance for their livelihoods and their spiritual, social and cultural well-being. World Heritage sites can play a positive role for indigenous peoples by helping them protect their lands and territories, cultures and heritage from development pressures. However, throughout the World Heritage Convention’s history, indigenous peoples have frequently raised concerns about violations of their rights in World Heritage sites. With the adoption of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (UNDRIP, 2007), the principles of which UN agencies such as UNESCO are required to promote and apply in their work, there has been increasing attention on the need for improvements in the way the World Heritage Convention is implemented, in order to ensure that the rights of indigenous peoples are respected in World Heritage sites.

This book will serve as a resource for indigenous peoples, as well as World Heritage site managers and UNESCO, and contribute to discussions about what changes or actions are needed to ensure that World Heritage sites can play a consistently positive role for indigenous peoples, in line with the spirit of the UN Declaration for Indigenous Peoples.

The book will also be of interest to academics and practitioners in the fields of cultural heritage, environmental conservation policy and human rights.

Source : IWGIA

 

 

 

 

 

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Red Puna : Nouvel ouvrage sur les luttes des paysans autochtones du Nord-Ouest argentin

Originally posted on Réseau Peuples Autochtones:

L’ethnologue Guillaume Sabin vient de publier aux Presses Universitaires de Rennes le livre L’archipel des Egaux. Luttes en terre argentine (2014).

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Pour plus d’informations, consultez la notice en ligne sur le site des Presses Universitaires de Rennes.

Introduction (Fichier pdf)

Table des matières (Fichier pdf)

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Guillaume Sabin (Univ. de Bretagne Occidentale) est aussi l’auteur de « Mouvements paysans dans le Nord-Ouest argentin. Au-delà de l’économie, des organisations sociales coopératives ». Revue du MAUSS2007/1 (n° 29). RésuméVersion HTML – Version PDF.

Voir l'original

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SEMINAIRE SOGIP : 2ème séance du séminaire de recherche «Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones» (années 2014/2015) : 11 décembre 2014 : Reconfigurations de l’État face aux revendications autochtones : multiculturalisme et biculturalisme en perspective

La 2ème séance du séminaire SOGIP coordonné par : Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS, IIAC/LAIOS et Verónica González González, postdoctorante LAIOS-SOGIP aura lieu le 11 décembre 2014. La séance aura pour thème :

Reconfigurations de l’État face aux revendications autochtones : multiculturalisme et biculturalisme en perspective

Présentation générale du séminaire : Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones – années 2014-2015 : participation politique et citoyenneté

2ème jeudi du mois de 9 h à 13 h, EHESS, salle du Conseil A, bâtiment Le France, 190-198 avenue de France 75013 Paris), du 13 novembre 2014 au 16 avril 2015. Ouvert à tous.

Le séminaire se déroulera autour de 6 séances : 13 novembre 2014, 11 décembre 2014, 8 janvier 2015, 12 février 2105, 12 mars 2015 et le 16 avril 2015 (A la place du 9 avril, le 16 avril se tiendra la dernière séance du séminaire dans le cadre de la conférence SOGIP qui aura lieu du 15 au 17 avril au France.)

Le séminaire de l’équipe SOGIP (ERC 249 236, IIAC-LAIOS) examine les perspectives ouvertes par l’adoption en 2007 de la Déclaration des Nations-Unies sur les Droits des Peuples autochtones (DDPA). Cette année, il aura comme principal horizon de réflexion l’exercice par les peuples autochtones de leurs droits civils et politiques et, dans un sens large, de la citoyenneté. Ces groupes historiquement mis aux marges de la société et de l’Etat, se sont souvent mobilisés pour demander un traitement égalitaire. Leurs demandes ont abouti, dans différents cas, à des propositions de modèles de citoyenneté qui, tout en reconnaissant le caractère universel de la citoyenneté et l’importance des droits de l’homme à caractère individuel, soulèvent le besoin de reconnaître des particularités culturelles et ethniques, ainsi que des droits collectifs comme une condition nécessaire à la garantie d’une citoyenneté effective, et inclusive. La DDPA énonce les bases d’une telle citoyenneté, qui se veut également respectueuse des institutions politiques dont les peuples autochtones se sont dotés pour se gouverner. La mise en place des modèles de citoyenneté culturelle comporte autant d’opportunités que de risques pour la consolidation des projets politiques. L’exercice des droits politiques et civils des peuples autochtones rencontre, au niveau pratique, de nombreuses contradictions que nous essaierons d’identifier au cours des différentes séances.

Séance 2 : 11 décembre 2014 : Reconfigurations de l’État face aux revendications autochtones : multiculturalisme et biculturalisme en perspective

Intervenants – séance 2 

Natacha GAGNÉ (Professeure, Université Laval) : « Représentation et participation politique : les Māori font leur entrée sur la scène politique municipale »

Professor Vuokko Hirvonen (Sámi allaskuvla/Sámi University College) : “Indigenous friendly education in Sápmi – Sámi knowledge as a starting point”

 Akuavi Adonon Viveros (Professeur chercheur à l’Université Autonome Métropolitaine, campus Cuajimalpa) : « Règlement des différends dans les hautes terres du Chiapas: Du pluralisme à la porosité juridique »

 Présentation – séance 2 :

La reconnaissance au niveau international, dans les années 80, des droits des peuples autochtones, a ouvert des enjeux très importants qui mettent en tension les relations politiques, juridiques, économiques que ces nouveaux sujets de droit entretiennent avec l’État. La construction au niveau international de nouveaux imaginaires politiques autochtones conduit aussi à repenser l’État, dans la mesure où celui-ci représentait l’institution déterminant la conceptualisation et le sens d’une autochtonie subalterne.

Plusieurs États concernés par les revendications autochtones sont ainsi passés du cadre de référence de l’État-nation à celui de l’État multiculturel. Quelques-uns, menés plus loin par des discussions autour de la décolonisation et par des transformations constitutionnelles ont adopté un cadre plurinational. Si ces changements ont permis la reconnaissance de certains droits aux peuples autochtones, ils ont aussi ouvert plusieurs défis, liés à l’appropriation des nouveaux dispositifs et espaces politiques, aux contraintes liés à la reconnaissance formelle de la « culture », de la langue ou des systèmes normatifs autochtones, ainsi qu’à la production de nouveaux rapports de pouvoir. Nous explorerons ces dynamiques à travers trois interventions, portant sur la reconnaissance des systèmes normatifs au Chiapas, la mise en place de systèmes d’éducation Saami dans les pays nordiques (notamment la Norvège), et sur les espaces de participation politique ouverts en Nouvelle Zélande et au Canada.

Résumés/programme – séance 2 :

« Représentation et participation politique : les Māori font leur entrée sur la scène politique municipale »
Natacha GAGNÉ (Professeure, Université Laval)

Un aspect important des luttes māori à partir de la fin des années 1960 fut la campagne pour faire reconnaître le Traité de Waitangi de 1840 – le seul traité signé par des chefs māori et des représentants de la Couronne britannique – comme voie principale en vue de la décolonisation et d’une réparation des torts relié au passé colonial. Le Traité de Waitangi fut finalement officiellement reconnu à nouveau en 1975, ce qui mena à la création du Tribunal de Waitangi et à la mise en place d’une politique officielle promouvant le biculturalisme. Le Traité, qui reconnaît deux peuples et établit leur partenariat, est maintenant largement interprété comme étant au fondement de l’État néo-zélandais. Les Māori sont devenus depuis des partenaires compétents et couronnés de succès dans plusieurs domaines. Ceci se constate notamment sur la scène politique : la participation et la représentation politique des Māori sont devenues le point central des revendications et des manifestations māori, y compris au niveau municipal. Cette intervention sera l’occasion de se pencher spécifiquement sur la situation à ce niveau et les nouvelles dynamiques urbaines ainsi engendrées. Il sera plus particulièrement question de la représentation des Māori au nouveau Super Conseil municipal de la ville d’Auckland, métropole multiculturelle néo-zélandaise où réside près du quart de toute la population māori du pays. De façon à mettre en perspective les particularités du cas néo-zélandais, quelques comparaisons avec la participation et la représentation politique des peuples autochtones au Canada, État multiculturel, seront établies.

“Indigenous friendly education in Sápmi – Sámi knowledge as a starting point” – Professor Vuokko Hirvonen (Sámi allaskuvla/Sámi University College)

Over many generations the goal of education was to eliminate Sámi learners’ mother tongue and culture. The school programs in Nordic countries, for Sámi and non-Sámi alike, have been based on a systematization of knowledge of national cultures, knowledge of Sámi culture apparently being largely neglected. However, the Sámi people in the Nordic countries have worked intensively since the 1960’s to make their mother tongue (Sámi) the medium of education for their children throughout the compulsory education system. Gradually the Sámi people have succeeded in guaranteeing the linguistic rights of Sámi children.

Today, developing Sámi education from the policy of neglect to more positive educational legislation concerning the Sámi language has improved the position of the Sámi languages and culture and the Sámi school system. This work has been fruitful and in the Nordic countries Sámi children do nowadays have the right to receive instruction in the Sámi language, although the praxis depends on each school. For the Sámi as a minority and as an indigenous people the use of Sámi pedagogy in modern life can encourage and strengthen their identity and cultural values, and our model of learning can be recognized as part of our own epistemology and cosmology for life.

« Règlement des différends dans les hautes terres du Chiapas: Du pluralisme à la porosité juridique » – Akuavi Adonon Viveros (Professeur chercheur à l’Université Autonome Métropolitaine, campus Cuajimalpa)

Cette présentation porte sur une étude du pluralisme juridique dans une société « multiculturelle » telle que le Mexique, le terrain des hauts plateaux du Chiapas, et une ethnie, les Tzotzil. Elle mettra en avant des éléments d’analyse des processus, de la rencontre d’éléments a priori hétéroclites et des pratiques des acteurs. L’attention se centre plutôt sur les règlements des différents familiaux dans les villages de San Juan Chamula et de Zinacantán.

Le contexte général étant la création par l’état fédéré du Chiapas, en 1998, de Tribunaux de Paix et de Conciliation autochtone, suite à la mobilisation zapatiste, cette présentation cherchera à mettre en évidence le fait que le phénomène juridique chez les indiens des hautes terres du Chiapas évolue dans une complexité qui se nourrit des différentes visions sur la justice, tout en évoluant dans un contexte de subordination face à une vision hégémonique du droit et de la justice, vision qu’il faut parfois contourner, parfois combattre ou parfois encore s’approprier…

 Séance 3 : 8 janvier 2015 : Les peuples autochtones face aux institutions : problématiques de subjectivation autour de « l’Indien permis » : la question des papiers, de l’état civil et des projections politiques

Intervenants – séance 3 :

Leandro VARISON-COSTA (Jeune docteur, LAPJ)
Leslie CLOUD (doctorante, LAIOS-SOGIP)
Stéphanie GUYON (maîtresse de conférences, Université de Picardie/LAIOS-SOGIP)

Séance 4 : 12 février 2105 : Gouvernance globale et citoyenneté locale

Intervenants – séance 4 :

Tassadit YACINE (Directrice d’études, EHESS-LAS)
Akiyo AFOUDA (Officier aux droits de l’homme, Union internationale parlementaire)
Carlos AGUDELO (à confirmer)

Séance 5 : 12 mars 2015 : Les défis de la participation politique

Intervenants – séance 5 :

David RECONDO (Maître de conférences, Sciences-Po Poitiers)
Jean-Pierre CHAUMEIL (Directeur de recherche émérite, CNRS)
Alpa SHAH (Professeure, London School of Economics)

Séance 6 : 16 avril 2015 : Citoyenneté autochtone : les enjeux de la reconnaissance des droits politiques. Séance d’avril en même temps que la conférence finale

 

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