Débat /projection : « Droits des peuples autochtones face à la globalisation » – Paris le 20 novembre 2014

Dans le cadre de la 17e édition de la Semaine de la solidarité internationale

Rencontres / débats / projections au Centre international de culture populaire (CICP), 21ter rue Voltaire, Paris 11e (Métro : Rue des Boulets [L9] – RER : Nation)

Jeudi 20 novembre 2014 : PEUPLES AUTOCHTONES – « Droits des peuples autochtones face à la globalisation »

A partir de 19h :

Film : « Peuples indigènes : environnement et humanité durables », de Patrick Beaudouin (48’- 2004)

arton608Dix ans après Rio, les représentants des peuples indigènes se sont retrouvés à Johannesbourg pour le Sommet du développement durable.
À travers témoignages exclusifs et déclarations officielles, ils confient leurs inquiétudes face aux menaces qui pèsent sur la diversité biologique et culturelle du monde. Leur survie matérielle, culturelle et spirituelle se trouve exposée au rouleau compresseur du développement durable.

Projection suivie d’une table ronde avec :

- Edith Patrouilleau & Sylvain Duez-Alesandrini / Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques /CSIA-Nitassinan (De la première Conférence du Conseil International des Traités Indiens à l’ONU en 1977 à l’implémentation de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones) ;

- Marilyne Griffon et et Pauline Matteoni / Collectif Guatemala (Les peuples mayas du Guatemala face à l’impunité) ;

- François-Xavier Chaunier / Échanges solidaires (La construction de l’autonomie zapatiste au Chiapas / Mexique) ;

- Mina Kherfi / représentante en France de l’Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités/USTKE – Solidarité Kanaky (Kanaky 2014 : Droit à l’autodétermination du peuple kanak).

 http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article608

 

Publié dans Uncategorized | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Mission d’information du GITPA au Chili – 24 novembre au 5 décembre 2014

Du 24 novembre au 5 décembre 2014 ; le directeur exécutif du GITPA, Patrick Kulesza, va réaliser une mission d‘information au Chili consacrée à la situation du peuple Mapuche.

Les Mapuches, « Gens (che) de la terre (mapu), sont (selon le recensement officiel de 2002), 600 000 au Chili et 200 000 en Argentine. Au Chili, la population mapuche se divise en plusieurs sous-groupes, essentiellement définis par leur situation géographique à l’intérieur de leur territoire historique et par les modes de vie et les systèmes économiques qui résultent de la nature du milieu géographique occupé. Ainsi, on rencontre les Lafkenche (« gens de l’eau ») sur le littoral. Les Pikunche sont les « gens du Nord » et les Williche les « gens du Sud » enfin les Pewenche, qui occupent la cordillère des Andes.

mapu101

Temucuicui. Guillatun, cérémonie religieuse et citoyenne. Novembre 2013. Photo : Comabe

 

 

 

 

 

Pendant plusieurs siècles les Mapuches opposèrent une résistance acharnée aux Incas puis aux Espagnols et ne furent définitivement soumis par les armes, (guerre dite de « Pacification de l’Auricanie ») qu’à la fin XIXème siècle. Un système de « réserves indigènes » fut mis en place en 1866 sur une infime partie de leur territoire, le reste fut vendue à des propriétaires coloniaux pour constituer des grandes propriétés les fundos. La croissance de leurs effectifs les obligea à migrer en ville, où ils se prolétarisèrent.
Un décret-loi pris sous la dictature Pinochet poursuivi leur spoliation.
Depuis le retour à la démocratie Ils résistent aux politiques néolibérales qui visent à l’extinction de leurs structures communautaires.

Cette mission, qui sera réalisée par des entretiens avec des responsables d’organisations de soutien aux droits des mapuches (à Santiago et dans la région de Temuco) et des responsables de communautés abordera, principalement, les sujets suivants :
– droits territoriaux,
– exploitations forestières,
– criminalisation de la protestation sociale autochtone.

Elle examinera la situation au regard des rapports émis par les Nations Unies (Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des peuples autochtones et Comité des droits de l’homme) et la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

Elle se concrétisera par la réalisation d’un Web documentaire qui donnera lieu, à une très large diffusion par lettre électronique avec un double objectif de pédagogie et de sensibilisation du public francophone.

Rapport du Comité des droits de l’homme

Informations sur les mapuche sur le site du GITPA

Publié dans Uncategorized | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Colloque : Peuples autochtones et intégrations régionales. Pour une durabilité repensée des ressources naturelles, de la biodiversité et des services écosystémiques-Rennes les 27 et 28 novembre 2014

PA et integrations regionales_2Colloque international : Peuples autochtones et intégrations régionales. Pour une durabilité repensée des ressources naturelles, de la biodiversité et des services écosystémiques – Rennes, 27 et 28 novembre 2014.

Résumé

Le colloque contribuera à analyser et comparer le statut des droits des peuples autochtones au sein des organisations d’intégrations régionales à l’aune des enjeux fondamentaux des ressources naturelles, de la biodiversité et des services écosystémiques. Les problématiques d’accès à la terre, à leurs territoires ancestraux et de la préservation de leurs savoirs traditionnels sont des questions centrales. Elles justifient la mise en place de mécanismes de consentement préalable, éclairé et libre, l’évaluation des incidences des projets et programmes financés par les organisations d’intégrations régionales et les autres bailleurs de fonds sur les droits des populations autochtones. La conférence onusienne sur les peuples autochtones de septembre 2014 offre l’opportunité de s’interroger sur la contribution de ces entités régionales et de leurs États membres en faveur du respect des droits conférés à presque 370 millions de personnes réparties dans près de 90 pays.

Télécharger le programme complet ici

LIEU : Amphi IV, Faculté de droit et de science politique – 9 rue jean Macé
Rennes, France (35042)

Colloque organisé par le RTP BIODISCEE CNRS et le Centre d’excellence Jean Monnet

Programme
Jeudi 27 novembre 2014
8h30 Accueil

8h45 Allocutions d’ouverture

Pierre Van de Weghe, Professeur et Vice-président des relations internationales de l’Université de Rennes 1,
Sylvie Moisdon-Chataigner, Vice doyen de la Faculté de droit et de science politique de Rennes 1
Céline Levesque, Doyen de la Faculté de droit, section de droit civil, Université d’Ottawa, Canada
Danielle Charles Le Bihan, Professeur, Université de Rennes 2, Coordinatrice du Centre d’excellence Jean Monnet de Rennes et Chaire Jean Monnet
Yves Le Bouthillier, Professeur, Directeur de l’Académie de droit de l’environnement de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Université d’Ottawa, Canada
9h00 Introduction du colloque, Nathalie Hervé-Fournereau et Sophie Theriault

9h15 Autochtonies et intégrations régionales entre convergences et ruptures, Etienne Le Roy, Professeur émérite, Université de Paris I
10h00 I-Droits des peuples autochtones dans les intégrations régionales

Président : François Féral, Professeur, Université de Perpignan

10h00 Les instruments de protection des droits fondamentaux des peuples autochtones dans les intégrations régionales, Sandrine Turgis, Maître de conférences en droit public à l’Université de Reims, Champagne-Ardenne, Chercheur associé à l’IODE UMR 6262 CNRS, membre du CEJM
10h30 La reconnaissance des droits et des ordres normatifs autochtones en droit européen, Aurélie Laurent, Doctorante, Université d’Ottawa/Université de Toulouse 1 Capitole
11h00 – Pause

11h30 Peuples autochtones d’Afrique centrale et processus de construction d’une intégration sous-régionale, Laurence Boutinot, Chercheur Cirad, UR B&SEF, Université de Montpellier
12h00 Problèmes et perspectives des droits autochtones dans le cadre des processus d’intégration régionale en Amérique latine, Anais Lallemant, Référente du projet Guatemala de la section française de l’organisation internationale Peace Brigades International.
12h30 Débat

14h15 II-Peuples autochtones, préservation des ressources naturelles et de la biodiversité : quelles synergies en droit des intégrations régionales ?

Président : Yves Le Bouthillier, Professeur titulaire, Université d’Ottawa, Canada

14h15 Indigenous Peoples and the East African Community : Moving towards Defragmentation of Rights to Sustainable Development, Robert Kibugi, Lecturer, Strathmore University, Nairobi, Kenya
14h45 Peuples autochtones, intégration régionale et protection de la biodiversité dans le Bassin Amazonien, Solange Teles Da Silva, Professeur, Université Presbyterienne Mackenzie, Brésil
15h15 La protection des savoirs traditionnels et le partage des avantages en droit de l’Union européenne, Thomas Burelli, Doctorant, Université d’Ottawa/Université de Perpignan
16h15 – Pause

16H45 Regards croisés sur le consentement libre et éclairé : quelles réalités ?  Le droit au consentement libre, préalable et informé dans la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme : entre autodétermination et légitimation ?, Sophie Thériault, Professeure agrégée, Université d’Ottawa, Canada
Les droits des peuples autochtones à la lumière des contentieux suivis par SHERPA, Sophie Lemaitre, Doctorante IODE, Université de Rennes 1, juriste à l’ONG SHERPA
Mines et styles de vie caribou au Nunavut : Impacts sur la gestion des ressources et des activités traditionnelles, Sylvie Blangy, Chercheur CNRS, CEFE UMR CNRS 5175, co-Directrice de l’OHM-I Nunavik INEE CNRS
Vendredi 28 novembre
9h00 III-Peuples autochtones, commerce et investissements : quelle durabilité au sein des intégrations régionales ?

Président : Joel Lebullenger, Professeur Chaire Jean Monnet, Université de Rennes 1

9h15 L’exploitation des ressources naturelles, le devoir de consulter les peuples autochtones et la responsabilité du Canada aux termes de traités protégeant les investissements étrangers, Céline Lévesque, Professeure titulaire, Université d’Ottawa, Canada, Alexandre Genest, PhD student, Universités d’Ottawa et Leiden, Canada et Pays-Bas
9h45 Union européenne et droits des peuples autochtones de l’Arctique : identification des priorités,  Antoni Pigrau Sole, Professeur et Directeur du CEDAT, Université Rovira i Virgili Tarragona, Espagne, Mar Campins Eritja, Professeur à l’Université de Barcelone, Espagne, Xavier Fernández Pons, Professeur à l’Université de Barcelone, Espagne
10h15 Indigenous Peoples and the Extractive Sector – from rhetoric to rights?, Cathal Doyle, Researcher,MiddlesexUniversityBusinessSchool,London, Royaume-Unis
10h45 – Pause

11h15 Restitution des Présidents/et discussions avec tous les participants et contributeurs

12h30 – Fin du colloque

Publié dans Droit international, Environnement, Ressources naturelles, Territoire | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Avant-première du film « Charlie’s country » de Rolf de Heer– Paris le samedi 15 novembre 2014

CHARLIE1Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté, Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Mais Charlie prendra un autre chemin, celui de sa propre rédemption.

Barbara Glowczewski et Jessica De Largy Healy présenteront le film en avant-première
le samedi 15 novembre ( à 21h ) au Forum des Images à l’occasion du festival
 » Un état du monde… et du cinéma « 
.
Forum des Halles / 2, rue du Cinéma / 75001 Paris

 

Publié dans Culture | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Soutenance de la thèse de Sabrina Melenotte sur les rapports de pouvoir et de domination chez les tzotzils de Chenalho au Chiapas -12 novembre 2014

Caciquismes, résistances, violences. Les pedranos et l’État mexicain dans le Chiapas postrévolutionnaire

Le mercredi 12 novembre à 14 heures, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Salle 8, 2ème étage, 105 Boulevard Raspail, 75006 Paris.

Jury composé de :

ABÉLÈS Marc, Directeur de recherche CNRS et Directeur d’Études EHESS, Directeur de thèse

BRIQUET Jean-Louis, Directeur de recherche CNRS, Rapporteur

COMPAGNON Olivier, Professeur d’histoire contemporaine, Rapporteur

NAEPELS Michel, Directeur de recherche CNRS et Directeur d’Études EHESS

RECONDO David, Chargé de recherche Sciences Po

photoidentitecc81sabrinanb0001Résumé : Fondée sur l’étude d’un corpus riche composé de récits de vie, d’observations participantes réalisées entre 2003 et 2010, d’archives et de documents récoltés sur le terrain, cette thèse explore les rapports de pouvoir et les dominations multiples qui agitent la vie politique de la municipalité de San Pedro Chenalhó, située dans la région des hautes-terres du Chiapas, Mexique. La thèse prend appui sur un cadre théorique inspiré de Gramsci dans lequel s’encastrent des analyses empruntées à la sociologie des mouvements sociaux, à l’anthropologie politique de l’État et des ONG, et à la micro-histoire. L’étude en trois volets remonte aux années 1940 et s’achève en 2010, afin d’analyser la genèse et les transformations des rapports des pedranos à l’État mexicain, par le biais de portraits de leaders politiques et religieux locaux. La crise politique et économique que connaît le Chiapas au tournant des années 1990 s’est exprimée à Chenalhó par un double phénomène d’autonomisation de la justice : la rébellion des pedranos contre des caciques culturels aboutit à la création d’une municipalité autonome zapatiste à Polhó en 1996 (analysée depuis la vie quotidienne et articulée à la mise en scène de l’organisation zapatiste) et engendra la formation d’un groupe d’autodéfense dans l’ejido de Los Chorros en 1997. La réactivation d’anciens antagonismes politiques, religieux ou familiaux entraîna des violences en cascade tout au long de l’année 1997. L’analyse détaillée des assassinats et du massacre d’Acteal atteste d’un « art de la guerre » des pedranos (rumeurs, accusations de sorcellerie, privatisation des espaces communautaires, armement de civils, déguisements) et d’un rituel sacrificiel de l’État mexicain visant à réinstaurer un ordre profondément menacé. Puis l’affaire Acteal et ses controverses interprétatives (conflit intercommunautaire/guerre de basse intensité, massacre/bataille), ainsi que les dispositifs de réconciliation au bilan mitigé, illustrent comment les réappropriations du passé servent de moteurs à de nouvelles actions collectives par des acteurs politiques et religieux qui s’emparent a posteriori de telles ruptures historique, morale et symbolique. Cette thèse tente ainsi de saisir quelques-uns des enjeux du Mexique contemporain, notamment la violence politique constitutive d’un Centaure mexicain moderne traversé par des crises récurrentes.

Afin d’organiser au mieux le pot de soutenance, merci de confirmer votre présence. Vous pouvez contacter Sabrina par mail sabrinamelenotte@gmail.com / sabrinam@ehess.fr

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Soirées cinéma mapuche « Regard(s) autochtones Yepan »- Paris, 26 et 27 novembre 2014

La revue numérique de cinéma et communication autochtones Yepan, qui soutient la diffusion des réalisations cinématographiques amérindiennes, propose en partenariat avec De la Plume à l’Ecran deux soirées cinéma avec des courts, moyens et longs métrages documentaires, pour certains inédits en France, afin de promouvoir les réalisateurs, pour la plupart mapuche, et leur travail filmique.

10257299_738785099524846_3685561017728136092_o**Mercredi 26 novembre 2014 – 20h
Durée totale : 1h40

- Menoko
Un film de Cristian Huenuvil, Paloma Mol et Ayenray Millalen
9mn, Wallmapu/Chili, 2014

- Calafate, Zoos humains
Un film de Hans Mulchi et Christian Baez
90mn, Chili, 2010

**Jeudi 27 novembre 2014 – 20h
Durée totale : 1h50

- Aylla Rewe Budi
Un film de Gerardo Berrocal et Juan Rain
35mn, Wallmapu/Chili, 2014

- Mapukutran
Un film de Kalfulikan Millaman, Adrian Quinchavil et Patricia Pichun
7mn, Wallmapu/Chili, 2014

- Tregulpurrun
Un film de Galo Huichalaf, Carlos Coche et Shakin Huaiquil,
13mn, Wallmapu/Chili, 2014

- Laine rouge
Un film de Adriana Cepeda Espinosa
13mn, Colombie/Etats Unis, 2012

- Yumnguillatu
Un film de Fabiola Caniullan, Maria José Aninao et Viviana Ramirez,
8mn, Wallmapu/Chili, 2014

- Ilwen, la terre a une odeur de père
Un film de Francisco Huichaqueo
35mn, Wallmapu/Chili, 2013

Informations pratiques :
Mercredi 26 et Jeudi 27 novembre 2014 – 20h
au Cinéma La Clef
34 rue Daubenton, Paris 5e
09 53 48 30 54
M° Censier-Daubenton
Tarif : 8€ – 6,50€ (chômeurs, +60 ans, étudiants)

Publié dans Culture | Marqué avec , | Un commentaire

SEMINAIRE : 1ère séance du séminaire de recherche «Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones» (années 2014/2015)

La 1ère séance du séminaire SOGIP coordonné par : Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS, IIAC/LAIOS et Verónica González González, postdoctorante LAIOS-SOGIP aura lieu le  13 novembre 2014. La séance aura pour thème : La citoyenneté et les peuples autochtones.

Présentation générale du séminaire : Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones – années 2014-2015 : participation politique et citoyenneté

2ème jeudi du mois de 9 h à 13 h, EHESS, salle du Conseil A, bâtiment Le France, 190-198 avenue de France 75013 Paris), du 13 novembre 2014 au 16 avril 2015. Ouvert à tous.

Le séminaire se déroulera autour de 6 séances : 13 novembre 2014, 11 décembre 2014, 8 janvier 2015, 12 février 2105, 12 mars 2015 et le 16 avril 2015 (A la place du 9 avril, le 16 avril se tiendra la dernière séance du séminaire dans le cadre de la conférence SOGIP qui aura lieu du 15 au 17 avril au France.)

Le séminaire de l’équipe SOGIP (ERC 249 236, IIAC-LAIOS) examine les perspectives ouvertes par l’adoption en 2007 de la Déclaration des Nations-Unies sur les Droits des Peuples autochtones (DDPA). Cette année, il aura comme principal horizon de réflexion l’exercice par les peuples autochtones de leurs droits civils et politiques et, dans un sens large, de la citoyenneté. Ces groupes historiquement mis aux marges de la société et de l’Etat, se sont souvent mobilisés pour demander un traitement égalitaire. Leurs demandes ont abouti, dans différents cas, à des propositions de modèles de citoyenneté qui, tout en reconnaissant le caractère universel de la citoyenneté et l’importance des droits de l’homme à caractère individuel, soulèvent le besoin de reconnaître des particularités culturelles et ethniques, ainsi que des droits collectifs comme une condition nécessaire à la garantie d’une citoyenneté effective, et inclusive. La DDPA énonce les bases d’une telle citoyenneté, qui se veut également respectueuse des institutions politiques dont les peuples autochtones se sont dotés pour se gouverner. La mise en place des modèles de citoyenneté culturelle comporte autant d’opportunités que de risques pour la consolidation des projets politiques. L’exercice des droits politiques et civils des peuples autochtones rencontre, au niveau pratique, de nombreuses contradictions que nous essaierons d’identifier au cours des différentes séances.

Séance 1 : 13 novembre 2014 : La citoyenneté et les peuples autochtones

Intervenants – séance 1 :

Irène Bellier (Directrice de Recherche au CNRS, IIAC-LAIOS)

Verónica González González (postdoctorante LAIOS-SOGIP)

Rowena Dickins Morrison (post-doctorante LAIOS-SOGIP)

Ferrán Cabrero (expert régional du PNUD et Professeur universitaire associé FLACSO Equateur)

Présentation – séance 1 :

Le besoin d’affirmer des droits civils et politiques constitue, aujourd’hui, un horizon que partagent beaucoup de mobilisations autochtones au monde. Cela a ouvert de grands débats et de nombreux questionnements autour de la citoyenneté et des droits politiques de ces peuples, que l’on abordera dans cette séance. Dans un premier moment, nous analyserons la dimension internationale, relative aux dispositions du droit international à propos des droits politiques des peuples autochtones (les Pactes sur les droits civils et politiques, et sur les droits économiques, sociaux et culturels, la Déclaration, la Convention 169). Cette séance nous conduira à situer les peuples autochtones par rapport aux débats relatifs à la citoyenneté, tout en analysant comment l’introduction dans les arènes politiques des revendications autochtones aboutit à de nouvelles conceptions de la citoyenneté.
On analysera la citoyenneté à la lumière de deux études de cas identifiant les problématiques auxquelles font face les peuples autochtones quand ils veulent mettre en place leurs droits politiques. La première étude présentera les analyses de l’équipe SOGIP autour de la participation et l’action des peuples autochtones dans les institutions internationales, en prenant comme exemple le cas de la Conférence mondiale sur les populations autochtones qui eut lieu en septembre, 2014. Les controverses relatives à la participation des autochtones dans l’ensemble du processus, ainsi que la présentation du contenu du document final résultant de cette Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, nous permettront d’explorer les enjeux de la participation des peuples autochtones à ce moment là, pour dégager ses éventuelles répercussions à plus grande échelle.

Le deuxième cas se focalisera sur le sous-continent latino-américain, une région où des partis politiques autochtones firent leur entrée dans le scénario politique des années quatre-vingt-dix et suivantes. A partir d’une analyse du parti Pachakutik en Equateur, du MAS bolivien, enrichie par des exemples dans d’autres pays de la région, nous nous demanderons si nous sommes en présence de la fin des partis autochtones, ou des partis à base ethnique en Amérique latine, et ce que cela signifie. Nous analyserons les répercussions de la concurrence dans les processus électoraux et leurs effets sur la mobilisation autochtone.

Résumés/programme – séance 1 :

Irène Bellier et Verónica González González : Introduction générale

Irène Bellier et Rowena Dickins Morrison (post-doctorante LAIOS-SOGIP) : La « Conférence mondiale sur les peuples autochtones » et les enjeux de la participation des peuples autochtones sur la scène internationale
Les 22 et 23 septembre 2014, l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) a tenu la première Réunion plénière de haut niveau de son histoire qui soit dédiée aux peuples autochtones, dite « Conférence mondiale sur les peuples autochtones ». Dès le début, la participation des peuples autochtones s’est avérée d’une importance centrale dans l’élaboration de cette Conférence : d’abord, en raison de la démarche procédurale suivie par l’AGNU (notamment à travers son Président) pour organiser la réunion/conférence rassemblant les Chefs d’état et de gouvernement et les représentants des peuples autochtones, et ensuite pour les questions de fond traitées lors de la Conférence et dans son document final. Ce document final a un poids certain, ayant le même statut juridique que la Déclaration des droits des peuples autochtones (2007). Cette intervention explore les enjeux de la participation des peuples autochtones au niveau international à travers l’analyse de ce dernier processus, la Conférence mondiale représentant une nouvelle étude de cas dont l’analyse nous permettra de dégager ses éventuelles répercussions à plus grande échelle.

Ferrán Cabrero (expert régional du PNUD et Professeur universitaire associé FLACSO Equateur)

Dans les années quatre-vingt-dix du XXème siècle, des partis politiques autochtones font leur entrée dans le scénario politique latino-américain et des Caraïbes. Dans plusieurs pays les organisations autochtones décident d’entrer dans l’arène politique électorale. C’est le cas du parti Pachakutik en Equateur, qui était, en grande mesure, le bras électoral de la Confédération de nationalités autochtones de l’Equateur (CONAIE, l’une des plus grandes organisations autochtones en Amérique latine). L’entrée des organisations autochtones dans la machinerie institutionnelle entraîna beaucoup de défis et de dangers pour l’ensemble du mouvement autochtone, comme l’ont signalé quelques-uns de ses membres et leaders. A la lumière des résultats du processus électoral de février 2013 en Equateur, qui confirment la défaite de Pachakutik, nous devons revenir sur la littérature académique sur le sujet pour nous demander si nous sommes en présence de la fin des partis autochtones. En fait, si la décision de concourir dans le processus électoral a constitué l’une des expressions politiques d’un des plus puissants mouvements sociaux en Amérique latine, cela a aussi contribué, en partie, à débiliter la mobilisation autochtone. L’analyse que Ferrán Cabrero présentera à propos du Pachakutik sera mis en perspective avec d’autres cas, tel que le MAS bolivien et les élections présidentielles qui eurent lieu cette année dans ce pays, et d’autres en Amérique latine.

Séance 2 : 11 décembre 2014 : Reconfigurations de l’état face aux revendications autochtones : l’état multiculturel et l’état binational mis en perspective

Intervenants – séance 2 :

Natacha GAGNE (Professeure agrégée, Université Laval),
Vuokko HIRVONEN (Professeure, Sami University College)
Akuavi ADONON-VIVEROS (à confirmer)

Séance 3 : 8 janvier 2015 : Les peuples autochtones face aux institutions : problématiques de subjectivation autour de « l’Indien permis » : la question des papiers, de l’état civil et des projections politiques

Intervenants – séance 3 :

Leandro VARISON-COSTA (Jeune docteur, LAPJ)
Leslie CLOUD (doctorante, LAIOS-SOGIP)
Stéphanie GUYON (maîtresse de conférences, Université de Picardie/LAIOS-SOGIP)

Séance 4 : 12 février 2105 : Gouvernance globale et citoyenneté locale

Intervenants – séance 4 :

Tassadit YACINE (Directrice d’études, EHESS-LAS)
Akiyo AFOUDA (Officier aux droits de l’homme, Union internationale parlementaire)
Carlos AGUDELO (à confirmer)

Séance 5 : 12 mars 2015 : Les défis de la participation politique

Intervenants – séance 5 :

David RECONDO (Maître de conférences, Sciences-Po Poitiers)
Jean-Pierre CHAUMEIL (Directeur de recherche émérite, CNRS)
Alpa SHAH (Professeure, London School of Economics)

Séance 6 : 16 avril 2015 : Citoyenneté autochtone : les enjeux de la reconnaissance des droits politiques. Séance d’avril en même temps que la conférence finale

Publié dans Uncategorized | Marqué avec , , , | Un commentaire