Publication SOGIP : « Quelle éducation pour les peuples autochtones ? ». Introduction en ligne

L’introduction de l’ouvrage « Quelle éducation pour les peuples autochtones ?» (ISBN : 978-2-343-10863-6) publié en 2016 sous la direction d’Irène Bellier (CNRS, IIAC/LAIOS) et Jennifer Hays (UiT-Université arctique de Norvège) est désormais en ligne :

 

 

Références complètes du texte :

BELLIER Irène et HAYS Jennifer, 2016, « Éducation, apprentissage et droits des peuples autochtones. Quels savoirs, quelles compétences et quelles langues transmettre pour un mode de vie durable ? » in Irène Bellier et Jennifer Hays (dir.), Quelle éducation pour les peuples autochtones ?, SOGIP / L’Harmattan, collection Horizons autochtones, pp. 7-22.

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FABRIQ’AM – La fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui

Les actes du colloque final FABRIQ’AM – La fabrique des « patrimoines » :
Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui –
est maintenant en ligne, avec la vidéo intégrale, sur la revue Nuevos Mundos Mundos Nuevos.

Vous y retrouverez, en plus des vidéos fractionnées pour chaque intervention, le texte de l’introduction générale, les textes d’introduction pour chaque session, les résumés en plusieurs langues accompagnés de mots-clé pour chaque intervention.

https://nuevomundo.revues.org/30467#culture-modes-d-emploi-la-patrimonialisation-a-l-epreuve-du-terrain

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Séminaire Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones
organisé par Irène Bellier (IIAC/LAIOS) et Verónica González (CONACYT/LAIOS)
30 mars 2017 de 9h à 13h,
Salle du Conseil A, bât. Le France
190, av. de France 75013 Paris
Séance 6 – REPENSER L’EDUCATION A PARTIR DES EXPERIENCES AUTOCHTONES :
DILEMMES, PARADOXES ET POSSIBILITES POUR DES SYSTEMES EDUCATIFS ADAPTES

Cette séance sera l’occasion de présenter les analyses et les réflexions développées dans
trois ouvrages consacrés à l’éducation autochtone. Fruit de recherches collectives et
participatives, les livres présentés essaient d’établir un pont entre le champ de l’éducation et le besoin qu’ont les autochtones de déterminer leurs propres stratégies de subsistance et
leurs voies de développement.
La discussion de ces livres nous donnera des éléments pour comprendre l’éducation dans
un sens général, à savoir comme transfert de connaissances entre les générations en vue
de préparer la génération suivante à vivre dans une communauté particulière et dans le
monde, aujourd’hui globalisé. Nous nous pencherons également sur la complexité de la
notion d’éducation, tant pour identifier ce que veulent les personnes que pour dessiner le
type d’approche qui permettrait d’améliorer la situation éducative des peuples autochtones.
Finalement, on approchera l’éducation en tant que droit. Nous mettrons en question la
conception du droit à l’éducation autochtone et la problématique des systèmes propres
d’éducation. Il semble urgent de reconnaître la diversité des approches éducatives que
proposent les peuples autochtones comme des modèles viables et valides dont on peut tous apprendre.

Intervenants :
Irène Bellier, Directrice de recherches en anthropologie (CNRS, IIAC/LAIOS)
Jennifer Hays, Professeure associée en anthropologie, UIT Université arctique de Norvège
Emmanuelle Ricaud, Doctorante IIAC/LAIOS
Marie Salaün, Professeure d’anthropologie, Université René Descartes Paris
Bruno Baronnet, Professeur/chercheur en sociologie, Instituto de Investigaciones en Educación, Universidad Veracruzana (Xalapa, Mexique)

Résumés des interventions

  • Quelle éducation pour les peuples autochtones ?Irène Bellier, CNRS, IIAC/LAIOS-SOGIP
    Irène Bellier présentera le livre qu’elle a coordonné avec Jennifer Hays intitulé Quelle éducation pour les peuples autochtones », Paris : L’Harmattan, 2017.

Bien que de nombreux mécanismes internationaux soient censés garantir un droit à l’éducation pour chacun, cet ouvrage montre que les peuples autochtones sont partout en
lutte pour trouver une place et une voix dans les systèmes éducatifs qui sont dessinés par
les institutions dominantes pour les populations majoritaires. Certes l’éducation formelle peut donner accès aux compétences requises pour faire partie d’une société, travailler et
participer à l’espace public, mais cette éducation-là est aussi associée à la disparition des
cultures et des langues autochtones comme à la désuétude des savoirs traditionnels.
L’éducation représente ainsi un immense paradoxe.
Partout dans le monde, les peuples autochtones se sont mis à réfléchir à l’éducation qu’ils
souhaitent pour leurs enfants et à produire des savoirs sur leur propre société. Ils mettent en place des écoles et des centres d’apprentissage à l’intérieur des communautés résidentielles.
Ils proposent des approches alternatives à l’éducation nationale et s’appuient sur les langues maternelles, sur les cultures locales. Ils mobilisent des stratégies autonomes de transmission des savoirs et promeuvent leurs systèmes de valeurs. Quel type d’approche produit les meilleurs résultats pour les peuples autochtones ?

  • Owners of Learning : le lien entre éducation et autodétermination chez les chasseurs cueilleurs autochtones, en Afrique australe – Jennifer Hays, UIT, Université arctique de Norvège

Jennifer Hays présentera le livre qu’elle a consacré au Village Schools’ des Nyae Nyae, et
récemment publié. En s’appuyant sur près de 20 ans de travail et de recherche en Afrique
australe sur l’éducation autochtone, Hays décrit les défis auxquels sont confrontés les Nyae Nyae Ju|’hoansi et leurs « écoles de village » en Namibie. La situation de ces institutions qui représentent pour les communautés San un effort d’éducation en langue maternelle sera mise en perspective dans le contexte plus large des San en Afrique australe. L’auteure analysera comment, malgré d’énormes défis, la communauté Nyae Nyae continue de faire des choix éducatifs stratégiques fondés sur des options de subsistance réalistes. Elle nous proposera de réfléchir sur le type d’éducation susceptible de rapprocher les communautés des chasseurs-cueilleurs, comme les Ju|’hoansi et d’autres groupes San, de l’idéal de « l’auto-détermination » dans le monde moderne.
Plus d’informations sur le livre : ici

  • Limites et défis de l’éducation interculturelle bilingue en Amérique latine – Emmanuelle Ricaud (IIAC/LAIOS)

À partir des analyses et réflexions de Luis Enrique López et de Sheila Aikman issues de
l’ouvrage « Quelle éducation pour les peuples autochtones ? » et d’un travail de terrain
réalisé en Amazonie péruvienne (2010-2016), cette communication présentera les
particularités de l’éducation interculturelle bilingue en Amérique latine et les défis qu’elle
suppose en termes d’enjeux politiques et de modalités de mise en oeuvre. Malgré des
avancées légales et rhétoriques notoires au regard de l’éducation des peuples autochtones,
dans cette région, et la mise en place de dispositifs éducatifs interculturels les États-nations constituent, selon López, un obstacle majeur à l’éducation interculturelle bilingue qui y est promue, en raison d’une vision hégémonique de l’existence orientée vers le développement économique. Pour y remédier, il suggère une refonte structurelle de l’État-nation latinoaméricain tel qu’il existe aujourd’hui – y compris bolivien et équatorien – et l’adoption d’une nouvelle épistémologie du développement. Par ailleurs, en s’appuyant sur une étude qu’elle a menée auprès des Arakmbut, en Amazonie péruvienne, Sheila Aikman souligne la nécessité de la participation des peuples autochtones à la prise de décision pour ce qui concerne leur éducation – au sens large – face à l’interprétation restrictive et idéologique de l’éducation interculturelle bilingue par les institutions étatiques. Ces travaux nous inspirent des pistes de réflexion quant à l’avenir de l’éducation des peuples autochtones en Amérique du sud.

  • Éducations autochtones contemporaines- Marie Salaün (Université René Descartes Paris) et Bruno Baronnet (Universidad Veracruzana, Mexique)

Le dossier du numéro 15 des Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs intitulé
« Éducations autochtones contemporaines » réunit 9 contributions empiriquement situées qui interrogent les déclinaisons locales de la mise en oeuvre des grands principes du droit
international dans le champ de l’éducation autochtone (au Canada, en Equateur, au Mexique, en Guyane, à Hawaii, en Nouvelle-Calédonie, au Brésil, au Pérou, en Namibie). Les textes proposent, d’une part, des approches compréhensives et critiques d’un certain nombre d’expériences contemporaines en partant des conditions historiques de l’évolution des politiques indigénistes menées par les États au siècle passé dans le but de scolariser
l’ensemble des enfants autochtones pour les « civiliser » et les assimiler dans des sociétés
nationales dans lesquelles ils font encore souvent figure de citoyens de seconde zone. Ils
proposent, d’autre part, des éclairages particuliers pour comprendre la complexité des
relations entre les peuples autochtones et les communautés nationales dans lesquelles ils
ont été enfermés par le processus colonial. À la différence de la plupart des études
commanditées par les bailleurs de fonds pour répondre à leur besoin d’une évaluation des
performances des systèmes locaux, les travaux présentés dans ce dossier ré-enchâssent les
questions scolaires dans des déterminations plus globales, qu’il s’agisse des problèmes
structurels qu’affrontent au quotidien les peuples autochtones dans le champ de
l’enseignement ou de leur rapport aux différents types de savoirs qu’ils doivent désormais
maîtriser.

Prochaines séances :
16 mai 2017 (séance supplémentaire organisée avec le laboratoire MESO, salle à confirmer) :
« La lucha territorial de los Mayas del sur de Belice », présentation par Anita Tzec, Leiden
University

8 juin 2017 (supplémentaire) : Les droits des peuples autochtones. Des Nations unies aux sociétés locales (salle 8, 105 bvd. Raspail).

> Présentation de l’ouvrage par Irène Bellier (CNRS/SOGIP), Leslie Cloud (SOGIP), Laurent Lacroix (SOGIP)

Présentation générale du séminaire
À la suite des travaux réalisés par l’équipe SOGIP (ERC 249 236, 
LAIOS) qui, pendant 5 ans a examiné les perspectives ouvertes par 
l’adoption, en 2007, de la Déclaration des Nations unies sur les 
droits des peuples autochtones (DDPA), nous poursuivons la réflexion 
sur les articulations entre « questions autochtones » et « processus 
globaux ». Nous nous intéressons aux acteurs politiques autochtones, 
à leurs prises de position dans différents scénarios de la 
gouvernance mondiale, ainsi qu’aux situations localisées révélatrices 
de l’impact des méga-agents du changement (sociétés transnationales, 
extractives). Les années précédentes, nous avons exploré de manière 
comparative,et à partir d’études de cas contextualisées, les 
questions de reconnaissance légale, de développement et de 
territorialité, d’éducation, de citoyenneté et de participation 
politique, parce qu’elles posent les sujets autochtones dans leurs 
relations à l’État et aux institutions internationales.
Nous avons abordé certains enjeux d’importance en matière de droits 
des peuples autochtones pour comprendre leurs demandes et parfois 
leurs positions de négociation, par exemple en matière de 
patrimonialisation et de propriété intellectuelle, de genre, de 
justice, de changement climatique et de développement durable. 
Grâce à une approche pluridisciplinaire, les analyses montrent que 
les questions de droits de peuples autochtones ne portent pas 
seulement sur des enjeux spécifiques : elles définissent un horizon 
de réflexion sur les conditions de possibilités de se gouverner 
soi-même et sur les frontières de l’autonomie.
2e jeudi du mois de 9 h à 13 h (salle du Conseil A, R-1, bât. 
Le France, 190 av de France 75013 Paris), du 10 novembre 2016 
au 11 mai 2017. Les séances des 8 décembre 2016 et 9 mars 2017 
se dérouleront en salle 015 (même adresse). Séance supplémentaire 
le 30 mars 2017 (salle du conseil A, bât. Le France)

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CNCDH – Avis sur la place des peuples autochtones dans les territoires ultramarins francais

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a publié un avis daté du 23 février 2017 intitulé « La place des peuples autochtones dans les territoires ultramarins francais : la situation des Kanak de Nouvelle-Calédonie et des Amérindiens de Guyane »

Au lendemain de l’adoption de la loi pour l’égalité réelle des outre-mer que la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) salue, la CNCDH souhaite apporter un éclairage sur la situation spécifique des peuples autochtones en outre-mer et appelle l’Etat français à clarifier sa position en faveur de la reconnaissance de ces peuples en tant que tels.

La CNCDH considère que :

– le principe d’indivisibilité de la République est compatible avec la reconnaissance des droits individuels et collectifs des peuples autochtones.

– l’efficacité des politiques publiques est subordonnée à une pleine reconnaissance des spécificités des peuples autochtones.

-l’’Etat doit en particulier garantir le respect du droit de participer à la prise de décision.

L’avis sur les peuples autochtones ultramarins sera intégré dans une large étude sur l’effectivité des droits de l’homme dans les outre-mer. L’ouvrage sera publié au début de l’année 2018.

L’avis complet de la CNCDH

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EMPI 2017 (1-2 juin 2017) – Appel à communications : 20 mars 2017

DILEMMAS OF LEGAL PLURALISM

Eighth Multidisciplinary Workshop on Indigenous Peoples (EMPI)

Legal Pluralism refers to a context in which two different legal systems interact and coexist. Both legal orders are valid as to their foundation and legitimacy. The recognition of the existence of indigenous law is one of the main achievements by indigenous peoples themselves in the last decades both at domestic and at international level. Indigenous legal systems have struggled for survival for centuries in a context in which the hegemonic legal systems of nation-states imposed and “colonized” indigenous legal orders. Both domestic Constitutions and ILO Convention 169 (1989) and the UN Declaration on the rights of indigenous peoples (2007) acknowledge the legitimacy of indigenous legal systems, but refer to international human rights as the limit to the application of indigenous law. This workshop is aimed at analyzing the process of recovery of indigenous legal systems, and the social, political and communal dilemmas posed when these local systems have to coexist both with state law and with international human rights law.

The areas of interest of the workshop are: -Legal pluralism and new colonialisms -Coexistence and coordination between indigenous and state legal systems -Indigenous justice systems -Indigenous law and the rights of indigenous women -Jurisprudence on indigenous peoples -Indigenous law, inter-culturalism and human rights -New Latin American constitutionalism and legal pluralism.

The Scientific Committee will also consider proposals developing other issues relevant to indigenous peoples.

Call for papers

Paper proposals (max. 300 words) in Spanish, English or Euskera are welcome to be submitted by email to: jornadaempi@gmail.com before 20 March 2017. A CV summary (max. 100 words) will also be included. By 12 April 2017, proposers will be notified whether their proposal has been accepted Place: University of Deusto (Bilbao, The Basque Country, Spain) Dates: 1 and 2 June 2017 Registration: there is no conference fee. Travel and accommodation are covered by the participants. Registration to attend the workshop has to be made sending an email to:

jornadaempi@gmail.com

Scientific Committee

Amelia Alva, Human Rights Centre, Ghent University, Bélgica Roberto Cammarata, Università degli Studi di Milano, Italia Felipe Gómez Isa, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Isabel Inguanzo, Universidad Loyola Andalucia, Sevilla Salvador Martí i Puig, Universitat de Girona, España Asier Martinez de Bringas, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Silvia Ordoñez Ganoza, Universidad Privada del Norte, Trujillo, Perú Marzia Rosti, Università degli Studi di Milano, Italia Andrea Ruíz Balzola, Consultoría, Investigación y Formación en Diversidad y Migraciones, Bilbao Chiara Scardozzi, Università “La Sapienza” Roma, Italia Alexandra Tomaselli, Accademia Europea Bolzano/Bozen, Italia & Karl-Franzens Universität Graz, Austria Sara Mabel Villaba, Universidad Nacional de Asunción (UNA), Paraguay Gorka Urrutia Asua, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Universidad de Deusto, España Claire Wright, Universidad de Monterrey, México

EMPI VIII Organizing Committee

Andrea Ruíz Balzola, Consultoría, Investigación y Formación en Diversidad y Migraciones, Bilbao Felipe Gómez Isa, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Asier Martinez de Bringas, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Gorka Urrutia Asua, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Yesica Álvarez, Universidad del Pais Vasco

DILEMAS DEL PLURALISMO JURÍDICO

Octavo Encuentro Multidisciplinar sobre Pueblos Indígenas (EMPI)

El Pluralismo Jurídico es aquel contexto en el que se dialectizan y se cruzan dos sistemas jurídicos diferentes y autónomos, pero que coexisten en el mismo campo social, cada uno válido por sí mismo en lo que a fundamento, validez y legitimidad hace referencia. El reconocimiento de la existencia de un Derecho indígena propio es uno de los principales avances conseguidos por los pueblos indígenas en las últimas décadas tanto a nivel interno como en el ámbito internacional. Los sistemas jurídicos indígenas han luchado por sobrevivir durante siglos en un contexto en el que los ordenamientos jurídicos hegemónicos de los Estados lograron imponerse y “colonizar” los Derechos indígenas. Tanto las Constituciones de muchos países como el Convenio 169 de la OIT y la Declaración de las Naciones Unidas sobre los derechos de los pueblos indígenas (2007) reconocen la legitimidad de los sistemas jurídicos indígenas, pero establecen los derechos humanos internacionalmente protegidos como límite para la aplicación de dichos sistemas jurídicos. Este Encuentro pretende analizar el proceso de recuperación de los Derechos indígenas y los dilemas sociales, políticos y comunitarios que se plantean cuando estos sistemas jurídicos tienen que convivir con el Derecho del Estado y con el Derecho internacional de los derechos humanos.

Estos son los ejes temáticos sobre los que se estructura el Encuentro: -Pluralismo Jurídico y nuevos colonialismos -Coexistencia y coordinación entre los Derechos indígenas y los Derechos estatales (Interlegalidad) -Sistemas indígenas de aplicación de justicia -Derecho indígena y derechos de las mujeres indígenas -Jurisprudencia sobre pueblos indígenas -Derecho indígena, interculturalidad y derechos humanos -Nuevo constitucionalismo latinoamericano y Pluralismo Jurídico.

Además de las áreas temáticas enunciadas, el Comité Científico valorará otras propuestas que aborden otras cuestiones indígenas.

Convocatoria de Comunicaciones

Las personas interesadas en presentar una comunicación deberán enviar un resumen (máximo 300 palabras), junto con un breve CV, en castellano, euskera o inglés hasta el 20 de marzo a la siguiente dirección: jornadaempi@gmail.com El 12 de abril se comunicará si la propuesta ha sido aceptada Lugar: Universidad de Deusto (Bilbao, País Vasco, España) Fecha: 1 y 2 de junio de 2017 Registro: es gratuito, y se realiza enviando un correo electrónico a la siguiente dirección:

jornadaempi@gmail.com

Comité Científico

Amelia Alva, Human Rights Centre, Ghent University, Bélgica Roberto Cammarata, Università degli Studi di Milano, Italia Felipe Gómez Isa, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Isabel Inguanzo, Universidad Loyola Andalucia, Sevilla Salvador Martí i Puig, Universitat de Girona, España Asier Martinez de Bringas, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Silvia Ordoñez Ganoza, Universidad Privada del Norte, Trujillo, Perú Marzia Rosti, Università degli Studi di Milano, Italia Andrea Ruíz Balzola, Consultoría, Investigación y Formación en Diversidad y Migraciones, Bilbao Chiara Scardozzi, Università “La Sapienza” Roma, Italia Alexandra Tomaselli, Accademia Europea Bolzano/Bozen, Italia & Karl-Franzens Universität Graz, Austria Sara Mabel Villaba, Universidad Nacional de Asunción (UNA), Paraguay Gorka Urrutia Asua, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Universidad de Deusto, España Claire Wright, Universidad de Monterrey, México

Comité Organizador

Andrea Ruíz Balzola, Consultoría, Investigación y Formación en Diversidad y Migraciones, Bilbao Felipe Gómez Isa, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Asier Martinez de Bringas, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Gorka Urrutia Asua, Instituto de Derechos Humanos Pedro Arrupe, Univ. Deusto Yesica Álvarez, Universidad del Pais Vasco

APPEL COMPLET

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Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones – séance 5 : jeudi 9 mars 2017

Nous avons le plaisir de vous inviter à la cinquième séance pour l’année 2016-2017 du séminaire  

Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones 

organisé par Irène Bellier (IIAC/LAIOS) et Verónica González González (CONACYT/LAIOS)

9 mars 2017 de 9h à 13h, Salle 015 (attention changement de salle), EHESS : 190, av. de France 75013 Paris

« Justice restitutive » ? 

Éclairage anthropologique et approche juridique 
de la question des déplacements forcés en Colombie. 

Introduction au système interaméricain des droits de l’homme et 
à la Déclaration américaine des droits des peuples autochtones.

 PROGRAMME

Éclairage anthropologique du « déplacement forcé » des peuples autochtones à partir d’un terrain guajiro (Colombie) – Anna Schmit ( IIAC/LAIOS)

La communication a pour but d’éclairer différentes situations de déplacements forcés, à partir d’une ethnographie basée sur des données récoltées lors d’un terrain long (2011-2015) mené auprès de militant.e.s d’une association locale de victimes wayúu. Elle mettra en exergue les mécanismes qui ont conduit les militant.e.s au déplacement et à l’auto-identification à la catégorie de « victime », car ils sont significatifs d’un changement dans les dynamiques relationnelles de ce peuple avec l’extérieur (étranger, colombien, représentant institutionnel). En effet, guerriers et fins négociateurs, ayant su maintenir, de la Conquête au 20e siècle, une forte autonomie face à un État émergent, les Wayúu, Indios goajiros, peuplant la péninsule de La Guajira, sont, aujourd’hui, perçus et se perçoivent « victimes », « déplacé.e.s » et « vulnérables ». Plus de quatre mille enfants wayúu seraient morts, depuis les années 2000, de déshydratation et de malnutrition dans cette région aride qui a été, à l’aune du 21e siècle, le théâtre de grands bouleversements affaiblissant l’auto-détermination wayúu. Deux facteurs, l’emboitement de conflits interfamiliaux aux logiques nationales du conflit armé et la concrétisation de projets miniers de grande ampleur, ont brisé l’ « économie morale » prévalant dans la région et ce faisant, ont obligé la population locale à recourir à de nouvelles logiques de perception, d’identification et d’action politique les menant à se déplacer et à se constituer « victimes » face à l’État colombien. En examinant le cas concrets des déplacements wayúu, cette communication propose d’explorer les correspondances, ou au contraire les discordances, entre la réalité du déplacement, la production normative visant à protéger les personnes des déplacements et leurs effets sur des destins individuels et collectifs.

Forced displacement of indigenous peoples in Colombia – Felipe Gómez Isa (Université Deusto)

The creation of more than 3 million of internally displaced people (IDPs) and the subsequent territorial expropriation in the context of the internal armed conflict in Colombia do constitute both a humanitarian and a human rights tragedy. Indigenous peoples and afro-descendant have been especially affected by forced displacement and loss of their ancestral territories. Some of them are in a situation very close to extinction. International and domestic legal standards have progressively developed the rights of victims to truth, justice, reparation and guarantees of non-repetition. Restitutive justice, a human rights approach, and a differential attention are essential ingredients for a consistent public policy to deal adequately with IDPs, especially those of an indigenous origin, given their special relationship with land and territory. The current peace process can be considered as a window of opportunity for the protection of the rights of indigenous IDPs.

Felipe Gómez Isa is Professor of Public International Law at the Institute of Human Rights of the University of Deusto (Bilbao, The Basque Country, Spain). He has written extensively on indigenous peoples’ rights, particularly from an international legal perspective. He is Director of the United Nations Fellowship Programme for Indigenous Leaders coming from Latin America (2000-2017). He is also a member of the working group of the International Law Association (ILA) for the implementation of the rights of indigenous peoples.

La Déclaration américaine des droits des peuples autochtones : élaboration et perspectives d’un instrument controversé – Leandro Varison (LAJP, Paris 1)

Si la Cour interaméricaine des droits de l’homme est l’un des mécanismes les plus progressistes et innovants en matière de protection des droits des peuples autochtones, l’Organisation des États américains, en revanche, ne s’était jamais dotée d’un traité international concernant spécifiquement ces droits. En juin dernier, après 17 ans de délibération intergouvernementale, l’OEA a finalement adopté la Déclaration américaine des droits des peuples autochtones.

Issu d’un parcours agité, pendant lequel les représentants autochtones ont du se battre contre les délégations de plusieurs États, ce nouvel instrument a reçu un accueil mitigé de la part de ses destinataires. Certaines organisations autochtones ont célébré l’adoption de la Déclaration tandis que d’autres refusent d’accorder une quelconque légitimité à ce texte, considéré conservateur en comparaison avec d’autres instruments internationaux, notamment son équivalent onusien.

En dépit des critiques dont il est l’objet, nous pouvons imaginer les perspectives de mobilisation des droits prévus dans la nouvelle Déclaration américaine, ainsi que son appropriation par les peuples autochtones du continent et l’influence qu’il exercera sur les jurisprudences nationales et régionales.

Leandro Varison, enseignant-chercheur au Laboratoire d’anthropologie juridique de Paris/Université Paris 1 ; juriste du programme Droits des peuples à la Fondation France Libertés.

Présentation générale du séminaire

À la suite des travaux réalisés par l’équipe SOGIP (ERC 249 236, LAIOS) qui, pendant 5 ans a examiné les perspectives ouvertes par l’adoption, en 2007, de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DDPA), nous poursuivons la réflexion sur les articulations entre « questions autochtones » et « processus globaux ». Nous nous intéressons aux acteurs politiques autochtones, à leurs prises de position dans différents scénarios de la gouvernance mondiale, ainsi qu’aux situations localisées révélatrices de l’impact des méga-agents du changement (sociétés transnationales, extractives). Les années précédentes, nous avons exploré de manière comparative, et à partir d’études de cas contextualisées, les questions de reconnaissance légale, de développement et de territorialité, d’éducation, de citoyenneté et de participation politique, parce qu’elles posent les sujets autochtones dans leurs relations à l’État et aux institutions internationales. Nous avons abordé certains enjeux d’importance en matière de droits des peuples autochtones pour comprendre leurs demandes et parfois leurs positions de négociation, par exemple en matière de patrimonialisation et de propriété intellectuelle, de genre, de justice, de changement climatique et de développement durable. Grâce à une approche pluridisciplinaire, les analyses montrent que les questions de droits de peuples autochtones ne portent pas seulement sur des enjeux spécifiques : elles définissent un horizon de réflexion sur les conditions de possibilités de se gouverner soi-même et sur les frontières de l’autonomie.

2e jeudi du mois de 9 h à 13 h (salle du Conseil A, R-1, bât. Le France, 190 av de France 75013 Paris), du 10 novembre 2016 au 11 mai 2017.  Les séances des 8 décembre 2016 et 9 mars 2017 se dérouleront en salle 015 (même adresse). Séance supplémentaire le 30 mars 2017 (salle du conseil A, bât. Le France)

Prochaines séances 

30 mars 2017 (supplémentaire): Quelle éducation pour les peuples autochtones ?

-Bruno Baronnet, Professeur/chercheur en sociologie, Instituto de Investigaciones en Educación, Universidad Veracruzana (Xalapa, Mexique)

-Irène Bellier, Directrice de recherches en anthropologie (CNRS, IIAC/LAIOS)

-Jennifer Hays, Professeur associée en anthropologie, UIT Université arctique de Norvège

-Marie Salaün, Professeure d’anthropologie, Université René Descartes Paris

16 mai 2017 (supplémentaire) : séance conjointe des séminaires MESO et SOGIP/LAIOS, co-organisé avec Odile Hoffmann (IRD)

  • Anita Tzec, Université de Leiden  : La lucha territorial de los Mayas del sur de Belice

8 juin 2017 : Les droits des peuples autochtones. Des Nations unies aux sociétés locales. (salle 8, 105 bvd. Raspail)

-Irène Bellier (CNRS/SOGIP)

-Leslie Cloud (SOGIP)

-Laurent Lacroix (SOGIP)

Si vous souhaitez recevoir les nouvelles du séminaire et des événements organisés par SOGIP, veuillez envoyer un mail à : ibellier@ehess.fr

Pour plus d’informations sur le groupe de recherche SOGIP et le séminaire consultez http://www.sogip.ehess.fr/

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Conférence « sur les traces des Samis de Finlande », musée du Quai Branly, 4 mars 2017

photosamiDestinée à tous, chercheurs, étudiants et grand public, la conférence sera ouverte par la secrétaire d’État finlandaise Paula Lehtomäki. Le colloque se composera de trois tables rondes consacrées à la question des Samis, dernier peuple autochtone d’Europe. Dans la première partie, les intervenants se focaliseront sur l’héritage culturel des Samis et sa préservation.  Les questions de la reconnaissance de droits spécifiques et du droit à réparation seront débattues dans la seconde partie. La dernière sera consacrée à une discussion sur le chamanisme, en présence également du journaliste et écrivain Olivier Truc, auteur du Dernier Lapon. Les trois tables rondes seront modérées par Mme Jeannette Bougrab, Directrice de l’Institut Français de Finlande.

Programme  

11:30     Ouverture

  • Mme Jeannette BOUGRAB, directrice de l’Institut Français de Finlande
  • Mme Anu AVASKARI, présidente du Conseil municipal, Ville d’Inari, Finlande
  • Mme Tiina SANILA-AIKIO, présidente du Parlement Sámi, Finlande
  • Mme Paula LEHTOMÄKI, Secrétaire d’État, Finlande

12:00  L’héritage culturel des Samis et de sa préservation dans la société moderne

  • M. Veli-Pekka LEHTOLA, PhD. Ph, Institut Giellagas, Université d’Oulu
  • Mme Marja-Liisa OLTHUIS, PhD, Université d’Oulu
  • Mme Stéphanie STOLL, Présidente de l’école Diwan

14:45 La politique sociale et l’identité Sámi : Que signifie être lapon aujourd’hui ?

  • Mme Sanna VALKONEN, professeur adjoint, Université de Laponie
  • Mme Anne NUORGAM, membre de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies, chercheur, Université de Laponie
  • M. Vesa PUURONEN, professeur en sociologie, Université d’Oulu

16:30    Le chamanisme et le symbolisme des tambours noaïdi

  • M. Francis JOY, chercheur Sámi, Université de Laponie
  • M. Olivier TRUC, écrivain, journaliste Le Monde
  • Mme Esther BERELOWITSCH, artiste et photographe

sources : GITPA et Musée du Quai Branly

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